SANTE SEXUELLE – QUELS DROITS ?



Notre 1er article sur la santé sexuelle évoque notre responsabilité partagée hommes/femmes puisque la sexualité ne peut être dissociée de la fécondité.

(https://www.libertinism-support.fr/post/les-bases-de-la-sant%C3%A9-sexuelle)


Certaines femmes sont enceintes à chaque rapport, encore à notre époque, parce qu'elles n'ont pas accès à une contraception digne de ce nom et qu'il arrive que l'homme ne pense qu'à son plaisir furtif.

Bien sûr que nous sommes bien lotis en Europe, mais vu les flux migratoires de ces dernières années, ne peut-on s'attendre à des changements notables, voire néfastes en matière des droits des femmes ?


Quelques chiffres :

  • Plus d'un demi million de femmes meurent chaque année dans le monde, de complications de grossesse ou lors d'un accouchement, la plupart dans les pays en voie de développement

  • 200 millions de femmes ont besoin d'une contraception efficace et sans danger mais n'y ont pas accès

  • Chaque minute, 190 femmes se retrouvent enceinte sans l'avoir souhaité ou planifié.

  • 20 millions d'avortements à risques sont pratiqués chaque année dont 80 000 se soldent par la mort de la femme

  • Les jeunes femmes de 15 à 19 ans constituent la majeure partie de ce groupe et les grossesses et accouchements sont les principales causes de décès chez ces jeunes filles.

A l'heure actuelle, 200 millions de femmes n'ont pas accès à une contraception efficace, sans danger. Si elles y avaient accès, cela éviterait 100 000 décès par an.

Il est évident que si les femmes pouvaient toutes planifier leurs grossesses, les familles seraient moins nombreuses, plus prospères et leurs enfants seraient en meilleure santé.


Le planning familial sert à sauver des vies. Les mineures et les femmes sans couverture sociale peuvent accéder gratuitement et en tout anonymat à l'information, la contraception, l'IVG, le traitement des IST et se confier en cas de violences.

Cela permettrait d'éviter la mortalité maternelle et en finir avec le fœticide et l'infanticide de sexe féminin dans certains pays, ce qui n'est pas sans conséquence, y compris en Europe.


La technologie a contribué à modifier le ratio des naissances hommes/femmes dans de fortes proportions. Des programmes de contrôles démographiques ont amené des pays comme l'Inde ou la Chine à limiter le nombre d'enfants par famille, ce qui engendre un nombre de naissances plus important d'hommes que de femmes.


Cela incite et favorise le trafic de femmes et filles du Vietnam vers la Chine par exemple pour satisfaire la demande d'hommes.


Ces évolutions doivent être faites en toute responsabilité et doivent impliquer le droit de décider du nombre de ses enfants et de l'espacement de leurs naissances. Cela concerne aussi bien les femmes que les adolescentes, les réfugiées, les femmes célibataires alors que très souvent seul le mariage est accepté comme cadre de la sexualité.


On peut évoquer le droit de se marier et fonder une famille, droit qui dans les mentalités semble « convenable », alors qu'il existe toujours des mariages précoces ou forcés. Ce droit devient alors obligation ou contrainte.


L'adolescence est une période où l'on prend conscience de sa sexualité et où l'on expérimente nos premières expériences sexuelles, expériences qui conditionnent le reste de notre vie...

La pression exercée par la famille ou les pairs, la pauvreté, induit des mariages très jeunes. Les conséquences sont dramatiques car les adolescentes sont deux fois plus susceptibles de mourir durant la grossesse ou l'accouchement que les femmes de 20 à 30 ans. Le risque de mort infantile est également beaucoup plus important.

Le droit sexuel implique aussi l'accès aux traitements de l'infertilité des femmes et des hommes et le droit aux traitements contraceptifs.


Nous nous disons libertins, prônant la liberté de penser et d'agir.

Soyons responsables, soyons des porte-paroles du droit au plaisir et du respect de chacun.


Jean-Mich et Liberata

31 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout