Santé sexuelle, santé mentale, les genres



La santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité.


Il est donc logique d'aborder le sujet des genres, d'autant que beaucoup de LGBT libertinent. Les anglosaxons emploient même le terme de LGBTQQIP2SAA, même si l'abréviation pourraient être beaucoup plus longue vu qu'il existe plus de 50 variations de genres....


Pour vous donner une idée de la signification de ces sigles, l'autre terme « LGBTQQIAAAP+ » signifie « Lesbienne – Gay – Bisexuel – Trans-genre - Queer – en Questionnement – Agenre – Asexuel – Aromantique - Pansexuel »


Ne faisons pas les fines bouches... Ouvrons notre esprit et tentons de comprendre ce que vivent les « non hétérosexuels ».


Chez les LGBTQI, le poids du regard des autres se marque très tôt, parfois avant que la personne elle-même prenne conscience de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.


Quelles conséquences sur le psychisme et sur leur santé sexuelle ?


Les personnes LGBTQI craignent d'être mal comprises ou mal perçues et malheureusement c'est encore souvent le cas dans bons nombres de pays.


Cela pose la question de l'accessibilité à un thérapeute LGBT friendly, à un soignant qui se comporte de manière bienveillante, tolérante, dans une position d'acceptation et de compréhension envers ses patient(e)s lesbiennens, gays, bisexuel(le)s ou transgenres, quel que soit celui-ci.


Mais être soignant ou psy ouvert à tout le monde ne suffit pas. Lorsqu'il prend rendez-vous, le patient ne sait pas à qui il aura affaire. Partir à l'aventure d'un professionnel de santé que l'on espère ouvert est risqué. Lorsque l'on fait partie d'un réseau, il est plus simple de trouver dès le départ le praticien qui conviendra. De plus, en parler dans son réseau facilite la libération de la parole et donc facile la démarche de consulter un professionnel de santé.


Parler de son homosexualité ou sa trans-identité n'est pas toujours possible dans certains pays, même européens et proche de la France

Définissons en quelques mots ces concepts d'identité de genre et d'orientation sexuelle et posons-nous quelques questions clef :

  • Suis-je être humain mâle ou femelle ? Y répondre est déjà parfois compliqué !

  • Mes chromosomes, mes organes génitaux permettent-ils de dire que je me situe plus mâle ou femelle, ou entre les deux ?

  • Est-ce que je me sens profondément homme ou femme, ou aucun des deux ou entre les deux ?

Ces questions définissent l'identité des genres.


Ensuite, il y a l'expression de genre, qu'est ce que je montre de tout cela à l'extérieur ?

Enfin, une autre question totalement différente doit se poser :

  • Qui m'attire et avec qui je couche ? Voilà ce qui définit l'orientation sexuelle.

On peut parler de vulnérabilité spécifique des personnes qui sont en hors de l'hétérosexualité, et l'on peut constater des fragilités : honte de soi, peur du rejet, craintes de ne pas être l'enfant idéal que les parents attendent, avec la difficulté de reconnaître et accepter sa différence, ce qui est une première étape.


L'identité des genres n'est pas un choix et on ne choisit pas son orientation sexuelle, mais on peut la décider ou non.


Il est fondamental de dire aux jeunes (et aux moins jeunes), que leur sexualité fait partie de la diversité des orientations sexuelles, et qu'il n'y a pas qu'une manière de vivre sa « différence », et que sans doute que nous sommes tous « différents ».


La normativité existe. Cette notion renvoie au pouvoir d'imposer des normes. Elle existe aussi dans le milieu gay et lesbien. Dans ces milieux, il y a là aussi une pression normative, comme dans toute société. Trop souvent, les personnes de grandes tailles, de petites tailles, les personnes obèses ou très minces sont jugées, évaluées, parfois mises à l'écart. Le seul moyen de bien vivre avec ce que l'on est est de s'accepter (la 1ère étape!)

Il est donc essentiel de soutenir toute personne qui en a besoin, toute personne souffrant de mal-être à cause de son physique, ses particularités ou son identité sexuelle. Soutenir commence par « ne pas juger » même si l'on n'est pas apte à comprendre.


Des associations soutiennent ceux qui pensent être différents afin de les aider à déconstruire cette normativité et que ces personnes s'autodéterminent.


Sommes nous tous des hétérosexuels en puissance ?


Le monde libertin est ouvert, non jugeant. Osez en parler autour de vous, levez le tabou de taire ce sujet, osez franchir le pas d'une porte d'une association pour en parler.


Libertinism-support lève ce tabou.


D'autres articles sont à disposition :


https://www.francetvinfo.fr/sante/sexo/ai-je-une-sexualite-normale_2814823.html

http://www.lgbt-lux.be/lgbt-ou-lgbtqi-ou-mogai-ou-mogii/

https://www.liberation.fr/france/2018/01/25/mais-ca-veut-dire-quoi-lgbtqia_1625090/


des films dont :

https://www.benzinemag.net/2018/09/04/il-ou-elle-film-sur-la-quete-soi-de-lidentite-sexuelle/

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=256813.html



et bien d'autres......

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