Légal, de fréquenter les clubs échangistes ?

Mis à jour : mai 20

Pimenter son couple, satisfaire un fantasme passager commun… les raisons qui poussent à fréquenter les clubs échangistes sont multiples et ne regardent que les gens qui le pratiquent.



Pour autant, avant la réforme du code pénal du 1er mars 1994, il était possible de condamner les tenanciers des clubs échangistes par le biais de la notion d’exploitation de la débauche, incluse dans les textes réprimant le proxénétisme. C’est sur le fondement de ce délit que ..

« les juges pouvaient condamner les tenanciers de ces lieux, considérés alors comme peu recommandables. Les clients, eux, n’ont jamais risqué quoi que ce soit, puisque l’activité relève de la vie privée. ».

Mais les mentalités et les rapports aux mœurs évoluant, la débauche a été supprimée de la définition du proxénétisme, et les lieux d’échangisme ont pu proliférer en France, sans que leurs patron(ne)s ne puissent redouter les barreaux.


A tel point que

pas moins de 7% des Français y ont déjà mis les pieds d’après une étude de l’institut Ifop datant de 2014.


Avant de filer payer ton entrée, sache que ces endroits ont tout de même quelques règles à respecter. Si la loi ne s’immisce pas dans les pratiques sexuelles des couples, mariés ou non, une notion issue du droit administratif permet tout de même de poser quelques limites : l’ordre public. Pour simplifier, c’est un peu comme l’exact opposé de l’anarchie. Il est là pour protéger l’intérêt général face aux intérêts particuliers.


Ainsi, pour ne pas risquer de déroger à cet ordre public, tu devras veiller à ce qui suit :

  • Etre majeur

  • Ne pas rémunérer qui que ce soit pour les activités que tu y pratiqueras : depuis 2016, les clients de la prostitution sont sanctionnés d’une amende de 5ème classe. Pour le patron du club, le délit encouru est le proxénétisme

  • Être dans un lieu privé: pas question de pratiquer l’échangisme au milieu de la place publique



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