Jeunesse et Sexualite



On constate un changement de mentalité dans les pratiques sexuelles.

Les jeunes libertins sollicitent de plus en plus les libertins matures.

Il faut admettre que les modèles d'éducations ont bien évolué.


L'internet illimité permet l'accès à des articles, des vidéos, des forums, des groupes, que ce soit dans le soft ou la pornographie et ce dès l'âge de 10 ans en moyenne selon certaines études. Les enfants n'ont pas le sentiment de ce « viol psychologique » mais n'ont pourtant pas toutes les clés pour comprendre ce qui est écrit ou vu. Leur imaginaire voyage et les pratiques visionnées ouvrent leur esprit à un large panel d'expériences, beaucoup trop larges pour eux !


Il ont connaissance de diverses attitudes, diverses positions sexuelles, du sexe pur et dur, souvent dépourvu d'émotions positives et de sentiments; selon les personnalités, leurs connaissances peuvent amener soit à une recherche de performance, soit plutôt du romantisme, certains libèrant leur libido, d'autres auront plus de mal avec leur corps selon les perceptions qu'ils auront eu de leur apprentissage sur le net.

Une étude américaine fait ressortir qu'en 2018, 23% des jeunes de 18 à 29 ans pratiquent le « no-sex », une autre étude française évoquent près de la moitié des jeunes qui feraient moins l'amour que leurs aînés ; ils se porteraient plus vers le jeu, le fantasmes, l'envoi de photos coquines, de sextos, signes d'une génération hyper connectée, conséquences d'un accès trop facile au porno.


Tous les jeunes ne se satisfont pas de fantasmes ; on peut maintenant retrouver des couples ou célibataires entre 20 et 25 ans sur les sites libertins dont une partie est le fruit d'une génération qui a eu accès au porno. Ces jeunes hommes ou femmes sont sous la pression de la performance, sous le coup du stress, ce qui engendre chez eux des frustrations puisque le résultat n'est pas à la hauteur de ce qu'ils ont pu visionner ou ce qu'ils ont imaginer. Le désir n'est pas toujours au rendez-vous, et les conséquences d'absence de plaisirs charnels sont nombreux, dont le doute de ce sentiment d'amour dans cette génération d'enfants de parents divorcés.

La recherche de plaisirs se fait pour certains sur le net, en cochant des cases, en sélectionnant des critères selon ce qu'ils/elles recherchent : la quête du plaisir, de ce qu'ils/elles en ont imaginé, et ce que ces jeunes ne trouvent pas dans la réalité, et ne trouveront jamais ou rarement...

Les relations courtes et sans engagement déçoivent particulièrement les femmes qui se masturbent de plus en plus (74% selon un sondage IFOP de 2018).

Les jeunes hommes, au vu du porno, peuvent en arriver à se dévaloriser, et lorsque surgissent des troubles de l'érection, se réfugient dans l'alcool ou la drogue.


La génération future sera-t-elle plus connectée au virtuel qu'au réel ? Que deviendront les plaisirs de la chair ? Que deviendront les relations vibrantes, la montée du désir, le partage des émotions ?

Les confinements actuels ne vont-ils pas accentuer les choses ? La génération Netflix se tournera-t-elle vers le romantisme à la vue de la Série « Sex Education »?


Laissons faire les choses mais restons vigilants.

En bons libertins, soyons bienveillants, respectueux de chacun, à l'écoute, sans jugement envers ces jeunes qui vivent une grande période de changement, y compris sexuellement.


Espérons que cette génération sera plus en quête de sensualité, apprendra la patience, sera en recherche de bien-être et de retour à l'essentiel.

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